Observations sur la planche d’envol

(11 avis client)

25,00 €

Comprendre une colonie sans ouvrir la ruche

Auteurs : Mathieu Angot, Olivier Duprez, Henri Giorgi,
David Giroux, Gilles Grosmond. Sous la direction de Stéphane Bonnet.
Photographies : Jean-Marie Durand
Préface : Bernard Bertrand
Parution : Mai 2024
Edition : Terran Magazines
Format : 14,8 x 21cm (A5)
Pagination : 224 pages
ISBN : 3760148060034

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Description

On sort un livre! Observations sur la planche d'envol, aux éditions Terran Magazines!

Un guide qui incarne le changement de regard sur l’abeille mellifère

Il existe d’innombrables traités ou manuels d’apiculture, souvent très pointus et riches de conseils sur les indispensables manipulations destinées à « conduire » les colonies. Ce guide est différent puisqu’il adopte une approche plus naturaliste : observer les abeilles et leurs comportements pour comprendre ce qui se passe à l’intérieur de la ruche, sans les stresser, sans interférer avec leurs routines laborieuses. Il s’agit donc de redonner ses lettres de noblesse à l’observation pour imaginer ce qui se passe au sein de la colonie et tenter de mieux appréhender ses comportements, sans ouvrir la ruche. Cet ouvrage s’inscrit dans la philosophie d’Heinrich Storch, qui précise déjà dans l’avant-propos de son ouvrage Au trou de vol : « Celui qui parvient à se rendre compte de la vigueur ou de la maladie de ses abeilles, en observant leur attitude au trou de vol, n’a pas besoin d’ouvrir ses ruches ni de fureter continuellement dans leur sanctuaire : le nid à couvain. Cela ne donne jamais rien de bon. Une population saine doit avoir la paix si on veut lui garder son activité créatrice. »

Les observations clés

Nous avons imaginé un guide qui puisse répondre aux questions et aux besoins de personnes souhaitant simplement héberger des abeilles en ruches de biodiversité, sans forcément tirer parti des « produits de la ruche ». Privilégier l’observation et choisir plutôt le point de vue naturaliste que celui d’apiculteur, c’est l’opportunité de développer une attitude de considération, d’attention et de curiosité face à une autre manière d’être vivant incarnée par les abeilles mellifères.

Cet ouvrage s’adresse aux apiculteurs amateurs qui souhaitent comprendre les abeilles en prenant appui sur l’éthologie (l’étude du comportement), conscients que la situation écologique contemporaine n’est pas idéale, que la majeure partie de notre environnement est fortement impactée par les activités humaines et que « l’état sauvage » pur n’existe sans doute pas.

Informations complémentaires

Poids 500 g
Dimensions 14,8 × 1,5 × 21 cm

11 avis pour Observations sur la planche d’envol

  1. Amandine Delgado –

    La non intervention force à l’observation… Magnifiques clichés et photographies !

  2. Julien Loudig –

    Très bon livre à avoir impérativement dans sa bibliothèque

  3. Pascal Chavaux –

    Je suis totalement d’accord. Un livre très intéressant mais mal connu de la part des apiculteurs qui préfèrent enfumer et ouvrir. Quelle erreur. J’étais abonné à AEL un magazine excellent…

  4. Carole Bon –

    Bravo et merci. Hâte de le lire 🙏🏻✨🐝

  5. Savoureux Miel du Terroir –

    « Quel beau partage de sagesse apicole ! Heinrich Storch avait décidément une vision à la fois pragmatique et empreinte de respect envers ses abeilles.
    Pouvoir jauger l’état de santé d’une colonie rien qu’en observant attentivement l’activité au trou de vol nécessite en effet une grande expérience et une connexion profonde avec ses ouvrières. Une qualité que bien peu de débutants maîtrisent. Vous qui êtes un apiculteur chevronné, nul doute que vous avez déjà acquis ce précieux sens de l’observation. Après des années à leurs côtés, vous savez décrypter le moindre frémissement à l’entrée de la ruche pour deviner le pouls de la colonie.
    C’est cette incroyable science empirique, transmise de génération en génération, qui fait toute la noblesse de notre art séculaire. Être capable de ressentir les moindres turbulences sans violer l’intimité du nid est un véritable don.
    Merci d’avoir partagé ce conseil avisé qui rappelle avec justesse que le bon apiculteur se doit d’être avant tout un observateur discret et bienveillant. Une leçon d’humilité pour nous tous !

  6. Isa –

    J’aime beaucoup cette phrase (exportée du présent texte, citée ci-dessous), qui met le doigt sur un point névralgique des apprentissages institutionnels en apiculture… En 2008, j’ai suivi un BP REA Apiculture dans un CFPPA en Poitou-Charentes (11 mois de formation) et si l’accent fut bien mis sur les moyens et les conditions de la production de miel particulièrement, l’idée de considérer les abeilles d’un point de vue naturaliste fut totalement absente de cette formation… Or, j’ai ensuite découvert par moi-même à quel point développer ce type de regard procurait de la joie et surtout, prévenait des dérives ‘intrusionnistes’ auxquelles l’appétit de la production amène très facilement… Bravo pour l’incitation à la culture de cette approche qui nous rend plus humain.e.s !
    « Privilégier l’observation et choisir plutôt le point de vue naturaliste que celui d’apiculteur, c’est l’opportunité de développer une attitude de considération, d’attention et de curiosité face à une autre manière d’être vivant incarnée par les abeilles mellifères. »

  7. Perrine B –

    Le livre est vraiment formidable. Il fait partie des indispensables avant de se lancer en apiculture. Trop de gens achètent des abeilles sur cadres sans avoir aucune idée de ce qu’ils voient, de ce qu’elles sont, ni de ce qu’ils font.

    J’aurais une remarque concernant la ruche Warré : les auteurs semblent considérer que le plancher d’envol est la norme sur cette ruche aussi. Or, elle peut être constituée d’éléments à trous de vol. Bien plus proche de l’ouverture à l’état sauvage! Dans ce cas, aucun problème à laisser un « vide sanitaire »: il est toujours défendu par les gardiennes, tout comme l’entrée de la cavité -souvent bien plus basse que les premiers rayons chez les colonies sauvages et férales (Tautz, Seeley). Donc je ne suis pas d’accord avec l’encart de la p.145. L’erreur de conduite, sur Warré, ce n’est pas le vide sanitaire, c’est le plancher avec plan d’envol.

  8. Alx Cppuyns –

    Sinon, un bon truc pour observer les abeilles pour le moment, c’est se mettre devant un pissenlit et attendre 🙂 Les abeilles sauvages sont également de sortie et on en voit pas mal de différentes pour le moment 🙂

  9. Ana Purna –

    Magnifique, j’ai trop hâte de l’avoir !! Merci à vous tous.

  10. Karim Taib –

    C’est vrai mais…
    Il ne suffit pas d’observer, il faut d’abord avoir une expérience solide qui ne s’acquiert qu’avec des visites intrusives régulières. Lire un bouquin c’est très bien mais ça ne suffit pas. C’est une bonne base mais rien ne vaut l’expérience pratique. On ne devient pas apiculteur dans une bibliothèque.
    C’est vrai qu’aujourd’hui, il me suffit d’observer pour comprendre mais la visite doit être faite pour confirmer les observations au trou de vol quand un doute survient. Ça peut être pour une activité trop faible ou au contraire trop forte. De plus ne pas oublier de comparer vos différentes ruches pour déceler celle(s) qui nécessitent une intervention en cas de retard (varroa, maladie, qualité de la reine) ou en cas d’emballement précurseur à un essaimage.

  11. Lechantre Romain –

    D’où l’importance de prendre le temps d’observer et d’essayer de comprendre. Très intéressant, merci 😉 Paraît il que si les abeilles disparaîtraient de notre planète, nous n’aurions que 4 à 5 ans à vivre !
    Je soutiens grandement les apiculteurs.

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